Un concept liant probabilités et arithmétique m'intrigue. Du point de vue des notations, ça tombe mal de mélanger les deux : p = premier ou p = probabilité ? :)
Supposons que nous soyons la cible d'un missile. Sans protection, nous serions fichus, mais heureusement, nous en avons une, même si cette protection est franchement bizarre : il s'agit d'un nombre, \( n \in \mathbb{N}^* \).
La protection offerte par \( n \) n'est pas parfaite ; elle comporte une part de hasard. Elle dépend de \( n \) de la façon suivante :
Nous appellerons "résultat", et nous le noterons \( a(n) \), la probabilité de réussite de \( n \), la probabilité d'être sauvé par \( n \).
La protection aléatoire que procure \( n = 12 \) |
Pour qu'il y ait réussite globale de l'interception, il suffit que l'un des anti-missiles ait atteint son but => disjonction, OU logique.
Autre façon de voir : notre disjonction (OU logique) est la négation (NON logique) d'une conjonction (ET logique) de négations, si bien que
.\( a(n) \) est \( 1 \) moins la probabilité que tous les anti-missiles échouent,
\[ a(n) = 1 - \prod_{i=1}^{k} \left( 1 - f_n(p_i) \right) \]Cela nous ramène à un calcul de mesure (c'est à dire à celui d'une longueur, d'une aire, d'un volume, ou... bref, la nature exacte de cette mesure dépend de \( k = \mbox{A001222}(n) \) qui joue le rôle d'une dimension).
On peut illustrer cela à l'aide d'un hypercube éclaté (exemple \( k = 3 \), autrement dit un vrai cube et \( n = p_1 p_2 p_3 \) ) :
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\( a(n) \) est le volume de la réunion des \( 2^k-1 \) pavés droits élémentaires dont au moins un côté est étiqueté \( f_n(p_i) \). Le résultat ne dépend pas de la numérotation des axes. |
On écrit \( n = m p_{i+1} p_{i+2} \dots p_k \) ; \( n \) aligne des anti-missiles en plus par rapport à \( m \), toutes choses étant égales par ailleurs.
Plusieurs façons de coder, par exemple
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gpf(n)=if(n>1,vecmax(factor(n)[,1]),1) a(f,n)=if(n==1,0,my(p=gpf(n),t=f(n,p));t+(1-t)*a(f,n/p)) |
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a(f,n)=my(T=factor(n));1-prod(i=1,#T~,(1-f(n,T[i,1]))^T[i,2]) |
| for(n=1,10,print1(n, " ", a((n,p)->1/p,n),"\n")) |
| n | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| a(n) | \[ 0 \] | \[ \frac{1}{2} \] | \[ \frac{1}{3} \] | \[ \frac{3}{4} \] | \[ \frac{1}{5} \] | \[ \frac{2}{3} \] | \[ \frac{1}{7} \] | \[ \frac{7}{8} \] | \[ \frac{5}{9} \] | \[ \frac{3}{5} \] |
Si on multiplie \( a(n) \) par \( n \), on obtient :
\[ ( n a(n) )_{n \in \mathbb{N}} = (0, 1, 1, 3, 1, 4, 1, 7, 5, 6, \dots ) = \mbox{A322582}\]Dans le cas général, \( n = p_1 p_2 \dots p_k \),
\[ a(n) = 1 - \prod_{i=1}^k \left ( 1 - \frac{\ln(p_i)}{\ln(n)} \right ) \] \[ a(n) = 1 - \prod_{i=1}^k \left ( \frac{\ln(n) - \ln(p_i)}{\ln(n)} \right ) \] \[ a(n) = 1 - \prod_{i=1}^k \left ( \frac{\sum_{j} \ln(p_j) - \ln(p_i)}{\ln(n)} \right ) \] \[ a(n) = 1 - \frac{1}{\ln^k(n) } \prod_{i} \left ( \sum_{j \ne i} \ln(p_j) \right ) \] \[ a(n) = \frac{\ln^k(n)}{\ln^k(n)} - \frac{1}{\ln^k(n) } \prod_{i} \left ( \sum_{j \ne i} \ln(p_j) \right ) \] \[ a(n) = \frac{1}{\ln^k(n)} \left ( \left ( \sum_i \ln (p_i) \right ) ^k - \prod_{i} \left ( \sum_{j \ne i} \ln(p_j) \right ) \right ) \] \[ a(n) = \frac{1}{\ln^k(n)} \left ( \left ( \sum_{v_1+v_2+\dots+v_k=k} \binom{k}{v_1,v_2,\dots,v_k} \prod_{i} \ln^{v_i} (p_i) \right ) - \prod_{i} \left ( \sum_{j \ne i} \ln(p_j) \right ) \right ) \]Où cela nous mène-t-il ?
A POURSUIVRE...
LR, 10/01/2023.